Patrick Caps, Kevin Fors et Kevin Gauniaux ont imposé leur monture au
terme d’un sprint échevelé de 12 Heures.
La GasGas des vainqueurs a remporté la 30e édition de la Chinelle
avec 1min 45 secondes et 598 millièmes sur la Honda de Potisek, Maquet
et Soyeurt. Vanderheyden, Despontin et Cremer (Husaberg) complètent le
podium de cette épreuve marquée par le soleil, la poussière
et un exceptionnel succès populaire !
«Je n’ai jamais vu autant de monde à la Chinelle», s’exclamait Joël Robert,
père fondateur de l’événement ! «Il y avait probablement plus de 30.000 personnes,
peut-être 32.000 samedi soir au moment du départ. Les excellentes conditions
climatiques ont incité les spectateurs à profiter du spectacle un long moment.
À 4 heures du matin, il y avait encore un monde fou sur le site.»
Il est vrai qu’ils ont été particulièrement gâtés. Avant le départ, un gigantesque
feu d’artifice a fait monter la tension d’un cran puis, après le célèbre coup
de fusil qui a lâché la meute de 105 motos, c’est le groupe Mister Cover qui
s’est chargé de l’ambiance sur l’esplanade de Franchimont.
Sportivement parlant, cette édition fut aussi d’une intensité exceptionnelle.
Ainsi,
au terme de la première tranche de 5 heures, les dix premiers équipages étaient
toujours dans le même tour. En tête, au gré des ravitaillements, des incidents
et des dépassements, on a assisté à de nombreux changements de leaders dans
les premières heures de la nuit entre la GasGas de Caps, Fors et Gauniaux, la
BMW de Smets, Goblet et Delporte, la Kawasaki de Hubin, Deudon et Van Hoenacker
tandis que la Honda de Potisek, Maquet et Soyeurt était toujours fort proche.
La BMW et la Kawasaki n’allaient toutefois pas plus loin que le 1er round. La
machine allemande fit une indigestion à la poussière, la mécanique japonaise
fut victime d’une fuite au radiateur que son pilote n’avait pas remarquée. Dans
les deux cas, le moteur rendit l’âme.
Mais l’élimination de ces vainqueurs potentiels ne signifiait pas que la GasGas
95 allait entamer les deux dernières tranches sur le rythme d’une balade de
santé. Et pour cause : Potsiek, Soyeurt et Maquet s’étaient mis en tête de rattraper
le temps perdu durant le premier round. Il est vrai qu’après un début en fanfare,
Maquet était rentré au stand, malade.
Ayant récupéré pour la suite des ‘hostilités’, Cyril contribua à la tâche de
ses équipiers pour revenir aux avant-postes.
Une mission si réussie que l’avance de Caps, Fors et Gauniaux qui était de 6
min 55 au cumul des deux premières tranches commença à fondre sérieusement.
Les trois pilotes de la Honda 26 mettaient tant de cœur à l’ouvrage qu’ils remportèrent
la dernière tranche de 3 heures avec 5 min 09 d’avance sur les leaders virtuels
de l’épreuve. Mais pour Caps, Fors et Gauniaux, le compte était bon : pour la
2e fois consécutive, c’est une GasGas qui s’imposait dans l’enduro le plus exigeant
de la saison. Et pour la 30e édition, avec 1 min 45 et 598 millièmes d’avance
sur la Honda de Potisek, Maquet et Soyeurt.
Quant à la troisième place du podium, elle est revenue à Vanderheyden, Despontin
et Cremer dont la Husaberg s’imposa à la KTM de Delannoy, Neefs et Denil.
Ils ont dit
Kevin Gauniaux : «C’est la plus belle victoire de ma carrière et elle ne fut pas simple à
décrocher. Pour franchir la ligne en vainqueur, j’ai effectué mon dernier relais
d’une heure trente sans boire une seule goute d’eau. Et pour cause : mon camel-bag
était monté à l’envers.»
Timoteï Potisek : «C’est la première fois que je venais à la Chinelle. Le pilotage de nuit
ne m’a pas posé problème. Personnellement, je préférerais rouler 12 heures non-stop.
Les arrêts entre les tranches, ça casse un peu le rythme. J’espère revenir et
décrocher la victoire cette fois. »
Michaël Despontin : «Cette 3e place me ravit d’autant plus qu’en début de saison, je pensais
arrêter. Je n’ai guère roulé cette année. Dans la 3e tranche, on s’est bien
battu pour ‘arracher’ la dernière marche du podium à la KTM 41. On a même terminé
2e du 3e round pour laisser nos rivaux 4 minutes derrière au cumul des trois
courses.»
Et
aussi…
Bernard Capel (49e) : «Je reviendrai en 2010 ! Je veux absolument avoir disputé 30 Chinelle et
il m’en manque une. Cette année, nous n’avons pas rencontré le moindre problème.
On a juste remis de l’essence à chaque arrêt et changé deux fois le filtre à
air. C’est tout. »
Stéphane Charlier (24e) : «Je garderai un excellent souvenir de cette épreuve que j’ai disputée avec
mon fils Nicolas qui aura 17 ans en septembre et Thomas Cuvelier, mécano chez
Jean-Marc Warrant. Nous n’avons pas connu de problèmes et avons même remporté
la catégorie randonneurs. Que demander de plus ? »
Laurent Lacasse (105e): «Dans une chute pendant la nuit, nous avons perdu le prompteur qui est identifié
lors du passage devant la cellule de chronométrage. Pas moyen de le retrouver,
c’était l’abandon. Mais un gamin, le matin, l’a retrouvé. Nous avons demandé
pour repartir et avons même terminé 6e de la 3e tranche. On termine 105e au
classement final mais l’important, c’est d’avoir pu rouler les trois dernières
heures. »
Michaël Vukcevic (abandon) : «Nous sommes évidemment très déçus. C’est la 4e fois consécutive qu’on abandonne
à la Chinelle. Nous avions pourtant préparé minutieusement l’épreuve depuis
des mois. Le comble, c’est que la Husqvarna est d’une fiabilité exemplaire en
championnat de Belgique d’enduro. Pour l’instant, je suis abattu mais je sais
que dans un mois, on sera déjà occupé à préparer la 31e édition ! »
2
Heures : Novelly-Madej imposent leur Suzuki
66 équipages étaient engagés dans les 2 Heures réservées aux motos d’avant 1983.
Traditionnellement disputées l’après-midi du samedi, ces 2 Heures attiraient
déjà un nombre impressionnant de spectateurs qui ne cessait d’augmenter à mesure
qu’on se rapprochait de la soirée.
Dans la 1ère manche, c’est la Yamaha de Otten-Dejong qui terminait en tête tandis
que Novely-Madej remportaient la seconde heure de course et inscrivaient leur
nom au palmarès de l’édition 2009.
MOTOR
UNION DU PAYS NOIR (Rue Marquebreucq, 25 - 6220 FLEURUS) Tél
/ Fax: 071/8136 09. -Fax: 071/88.68.60- e-mail : joel.robert@perso.be